Rechercher dans ce blog

lundi 27 novembre 2017

Pas de gaffe, hein !

Salut Ami Lecteur,
Je ne résiste pas à te partager une micro anecdote de ma fin d'aprèm. en MS de maternelle.
Aujourd'hui, j'ai terminé la journée comme chaque fois par la lecture d'un album.
Parfois je le choisis, parfois un élève apporte un ouvrage de sa maison.
Ce soir, la petite Lo avait apporté un album documentaire de Catherine Dolto :


Nous voilà donc, après lecture, à échanger sur le sujet : 

Le bébé dans le ventre de sa maman est dans l'eau ! 
Comment fait-il pour respirer ?
Et pour manger ?
On parle cordon ombilical et on en vient à observer les nombrils de la classe (Oh ! La maîtresse aussi a un nombril !!!).

Chacun y va de son histoire personnelle :
et moi j'ai un petit frère 
et moi j'ai une grande sœur 
et pourquoi c'est bien
et pourquoi quelques fois je suis en colère
et moi j'ai pas de frère
et moi ma mère
et moi mon poisson rouge...

Bref, une séance de langage dans toute sa splendeur de maternelle - fin de journée - on est lundi !

Bon voilà. Ça, c'est fait et c'est plié : on prend son cahier de correspondance, on fait son sac et on met son manteau : il est temps de rentrer à la maison sous la pluie !

C'est le moment que choisit Chounette pour se glisser près de moi et me chuchoter à l'oreille :
"Et bah ma Maman, on dirait qu'elle a un bébé dans son ventre.
Et bah en fait, non !"

Voilà voilà.
Bonsoir Madâme !
:o)

dimanche 12 novembre 2017

La chanson du dimanche !

Chanson tirée de l'album "enfantillage" d'Aldebert
"Valses des maitresses (manouche)"


Allez Ami Lecteur, je te mets 
une 'tite chanson du dimanche !

Enjoy !
:o)

samedi 11 novembre 2017

Little mouse

Ami Lecteur, à la demande générale, me revoici pour te raconter mes aventures scolaires.
Tu sais que je suis à présent dans une école plus ordinaire, en bordure de la Grande Ville, en maternelle.
EN MATERNELLE !!!
Je relis mon blog de fond en comble en ce moment, et plus d'une fois je suis tombée sur un article disant allègrement que, pour rien au monde, je ne serais enseignante en maternelle.
Et bien j'y suis, et j'y suis bien !
C'est un univers formidable, humainement et intellectuellement.
Je sais, tu vas me dire : humainement, je vois bien, les p'tits doudoux, les p'tites choupettes, c'est tellement meugnon ! Mais intellectuellement ? Gnnn ?
Je t'explique : Humainement, c'est très fort parce que les enfants, à 4 ans, ça ne calcule pas. Ils sont traversés par des émotions qu'ils ne savent pas encore camoufler ou brider. C'est assez impressionnant. Et ils sont d'une confiance absolue. C'est fou ! Et c'est bon ! Chaque matin, le miracle se renouvelle. Ils peuvent être pénibles, chipoteurs, chouineurs, gêneurs, bousculeurs voire em*erdeurs (si peu...), n'empêche : ils sont confiants et avides de savoir ce qu'on va leur proposer.

Et intellectuellement ? C'est pas que j'ai des conversations de ouf avec les lardons. C'est sûr qu'ils n'ont pas un vocabulaire ni une culture bien étendus (on y travaille, on y travaille !). Quand je dis que c'est formidable intellectuellement, c'est que la maternelle, c'est la base de toute la suite ! Et ça, pour un enseignant, c'est fabuleux : penser les apprentissages pour construire solidement l'entrée dans la langue, les mathématiques, l'art, les sciences... c'est passionnant !

Bon, ça c'est mon intro.
Venons-en aux faits : my little mouse !
L'autre matin, j'ai regroupé la classe devant moi pour organiser la journée. C'est ce qu'on appelle un temps de regroupement (!). Après un certain nombre de rituels, j'ai annoncé la séance de motricité (NDLR : c'est comme ça qu'on appelle le sport en maternelle). Et nous avons ensuite rappelé comment on devait se déplacer dans l'escalier et les couloirs.
Ils ont tous levé la main :
- On doit pas courir !
- Ouiiii, en effet, on se déplace calmement.
- On doit pas crier !
- Ouiiii, en effet, on se déplace bouche fermée.
- On doit pas s'arrêter devant la porte des Petits pour regarder !
- Ouiiii, en effet, on ne dérange pas la classe des Petits.
- On doit pas embêter les autres !
- Ouiiii, en effet...
- On doit pas faire des grimaces !
- Ouiiii...
- On doit pas tirer les cheveux !
- Oui.
- On doit pas....
- Hop hop hop ! Ai-je fait, tel Ben-Hur sur son char emballé, on va arrêter de dire ce qu'on ne doit pas faire, sinon on en a pour la journée entière et on peut dire n'importe quoi. Dites-moi plutôt ce qu'on DOIT faire, de la classe jusqu'à la salle de motricité : comment doit-on se tenir ?

Et là, Philou lève la main. Philou, c'est une toute petite souris. Toute fluette. Toute mignonnette. Toute rikiki. Qui est toujours la dernière dans le couloir et qui a un peu de mal à grandir.
Elle lève la main. Super !
- Oui, Philou ? dis-je pleine d'espoir.
- On ne doit pas manger ses crottes de nez !
- Ah, non, Philou, là tu dis une bêtise ! Je viens de demander qu'on explique ce qu'il FAUT faire !

Oups ! J'aurais dû tourner ma langue dans ma bouche : voilà Philou qui devient toute rouge de honte, se recroqueville, se détourne et, petit escargot dans sa coquille, se met à pleurer discrètement.
J'ai pris le temps de dire que ça n'était pas grave, qu'elle n'avait pas entendu... Je me suis dit in peto que ça n'était pas grave, qu'elle n'avait pas écouté.
Mais j'ai un petit goût de fiel dans la bouche : on ne devrait jamais faire honte à un élève qui essaye. C'est en tout cas comme ça que je me suis bâtie enseignante.
Mmmm...

Allez, c'est pas grave.
Et c'est vite oublié.
N'empêche !
:o/
J'apprends.

mardi 31 octobre 2017

Flash back !

Ami Lecteur, ne pense pas que je cherche à recycler de vieux articles, mais laisse-moi t'expliquer le contexte :
Vois-tu, après la fermeture de Monécole il y a un an et des poussières, nous nous sommes rassemblés à quelques-uns, parents et enseignants, pour former une association.
Le but de ce groupe est de garder en mémoire cette formidable aventure d'internat-école fondé sur l'accueil de tous, et de promouvoir son modèle.
Un des outils imaginé est un livre collectif.

Or pour l'écrire, il faut que je me replonge dans mes vieux souvenirs de guerre.
Et donc je relis ce blog, en partant du début.

Et là, je suis tombée sur un article qui m'a fait hurler de rire.
Un article qui n'a rien à voir avec Monécole.
Vu qu'il date de 2008, époque à laquelle personne ou presque ne lisait ses pages, je ne résiste pas à le partager. C'est cadeau !
Ami lecteur, clique donc sur ce lien, là ici, et laisse un petit commentaire pour partager avec moi ton hilarité.
:o)

jeudi 19 octobre 2017

Gymnastique mentale

Salut Ami Lecteur,
Si tu es là, sache que je maintiens mon cerveau en forme cette année :
Dans ma classe, j'ai des prénoms qui m'obligent à rester attentive !
Enora et Nora (Mmmmm...)
Imagine, je dis "Albert, Justine et Nora, allez chercher votre cahier rouge" et bah ça rate pas, "Et Nora" ça fait "Enora", et elle se lève... mais pas Nora, qui a aussi entendu Enora ! AARRRGGHHH !

Marco et Margot (reMmmm...)
Lui est un garçon, elle une fille, mais bon, il s'agit de ne pas fourcher !

Et j'ai un Maël alors que l'an passé j'avais un Naël (Mmmm à nouveau !)
Voilà.
Je reste au taquet !
Allez, profite bien de ce bel été indien qui nous vient d'on ne sait où.
:o)

vendredi 1 septembre 2017

I'M ALIVE !!!

Salut les Amis,
Oui, je sais, j'ai disparuuuuuuuuu !
Mais c'est que la vie va, vient et file sans que je ne prenne le temps de passer par ici.
J'ai perdu l'habitude, la discipline d'écrire ici chaque semaine et, la nature ayant horreur du vide, d'autres activités ont pris la place.
Mais pour ceux qui passeraient ici par hasard, soyez tranquilles : je suis vivante, je progresse en maternelle, je participe toujours (de plus en plus) à la formation des maîtres, initiale et continue, les enfants grandissent, les projets se succèdent...

Nous avons à présent un petit coin de paradis où nous réfugier en Normandie. Et quand je n'élève pas les enfants, j'élève des fleurs et des légumes. Voyez plutôt :

Des betteraves blanches aux formes étranges...



Des courgettes, rondes ou longues...




Des roses, sauvées de mon ancienne école avant que Vinci ne s'empare du jardin merveilleux qui 
l'ornait...


Des potirons aventureux...



Des tomates, de toutes les tailles...



Des cassis parfumés...


Des haricots verts comme on n'en mange plus...


Des pommes, des pommes et encore des pommes (la Normandie !)...


De la menthe à profusion, en prévision de longs hivers...


Des pommes-de-terre étonnantes....


 Et du coup, un peu de cuisine MMmmmm...



Allez, BONNE RENTRÉE les Amis ! Je pense à vous !
Kiss
Mistinguette




jeudi 8 décembre 2016

J'hésite pour le titre... :)

Ami Lecteur, tu as des enfants entre 3 et 5 ans, scolarisés en maternelle ? Méfie-toi et surveille ton langage, tes conversations, tes habitudes... sache que tout, mais absolument TOUT est rapporté à la maîtresse par le fruit de tes entrailles.

Tu veux des preuves ?

D'abord, je suis au courant des détails anatomiques de mes parents d'élèves que je n'imaginais jamais savoir :
L'autre jour, dans le couloir, sous mes yeux ébahis, la petit Al a confié à son copain Na que "Et bin mon Papa, il a un zizi GRAND COMME CA", en écartant bien les deux bras...
Bon...
Je ne peux pas confirmer : le monsieur ne vient jamais chercher sa fille...

Et l'autre jour, j'en ai appris une autre bien belle.
Le petit Tuss, le cher ange, est arrivé, impatient de m'expliquer pourquoi il ne pourrait pas apporter de journaux à l'école, comme l'avait pourtant demandé Mamoitiépro, pour protéger les tables de la peinture.

(à lire avec une petite voix haut perché et un léger cheveux sur la langue)

"Tu comprends maîkresse, nous les zournaux, on les mets dans la seminée pour allumer le feu : on met les bûsses, et des boussons de zournal et pis on allume. Si ze te les apporte, alors ça va pas : y'aura pus de feu dans la seminée, hein.

(OK, jusque là, tout va bien)

... et pis, Papa quand i' fait caca, i' prend son zournal, alors voilà. Je peux pas t'en apporter moi, des zournaux. Tu comprends ?"

Aaaaahh... C'est donc ça ! Môssieur lit aux toilettes ! Quand il fait la grôoosse commission !
Mais c'est que c'est très mauvais pour les sphincters ça ! De rester des heures sur les toilettes ! Et puis, les autres, ils attendent ! Quelqu'un doit lui dire, à ce pauvre Papa...

Ah, mais c'est ballot : lui non plus ne vient pas chercher son fiston à la sortie de l'école !
:o)

vendredi 25 novembre 2016

La beauté d'une femme...

Bon, je ne sais pas si c'est vraiment Audrey H. qui l'a dit, mais c'est si joli, je te le partage, Ami Lecteur :
Quand on lui a demandé de révéler ses secrets de beauté, l'actrice Audrey Hepburn a écrit ce poème, qui fut lu à ses funérailles :
Pour avoir des lèvres attirantes, prononcez des paroles de bonté.
Pour avoir de beaux yeux, regardez ce que les gens ont de beau en eux.
Pour rester mince, partagez vos repas avec ceux qui ont faim.
Pour avoir de beaux cheveux, laissez un enfant y passer sa main chaque jour.
Pour avoir un beau maintien, marchez en sachant que vous n’êtes jamais seule, car ceux qui vous aiment et vous ont aimé vous accompagnent.
Les gens, plus encore que les objets, ont besoin d’être réparés, bichonnés, ravivés, réclamés et sauvés : ne rejetez jamais personne.
Pensez-y : si un jour vous avez besoin d’une main secourable, vous en trouverez une au bout de chacun de vos bras.
En vieillissant, vous vous rendrez compte que vous avez deux mains, l’une pour vous aider vous-même, l’autre pour aider ceux qui en ont besoin.
La beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, son visage ou sa façon d’arranger ses cheveux. La beauté d’une femme se voit dans ses yeux, car c’est la porte ouverte sur son cœur, la source de son amour.
La beauté d’une femme n’est pas dans son maquillage, mais dans la vraie beauté de son âme. C’est la tendresse qu’elle donne, l’amour, la passion qu’elle exprime.
La beauté d’une femme se développe avec les années.

mercredi 23 novembre 2016

Venez jouer avec moi !

Voilà, je suis définitivement une instit' de maternelle.
C'est consommé.
C'est acté.
C'est sûr et certain, ma main au feu.
Même pas pour du beurre.

Comme je le sais ?
Et bien, vois-tu, Ami Lecteur, le matin, quand je vais à l'école sur mon p'tit vélo, je passe devant une boutique de jeux "paintball". Tu sais, ce truc où tu joues à la guerre comme pour de vrai, avec des fusils mitrailleurs qui ont l'air plus vrais que nature... sauf qu'ils tirent des balles de peinture qui marquent l'ennemi plutôt que de le tuer tout-à-fait ?

Et bien, la vitrine de ce magasin présente exclusivement de grosses armes à feu (enfin, à peinture, si tu me suis), des kalach, des mitrailleuses, des AK-47 et autres fusils d'assaut, tous plus engageants les uns que les autres.
Et sur la vitre, en grandes lettres, un slogan :

VENEZ JOUER !

Mes yeux voient cette invite.
Tous les matins.
Et mon cerveau enchaîne, automatiquement, tous les matin :


Venez jouer avec moi,
A compter vos petits doigts !
1, 2, 3, 4, 5
6, 7, 8, 9, 10
C'est fini !

Voilà voilà.
Bon.
J'vais réviser mes comptines moi.
s'lut
:o)